Ateliers et stages

La chaise de Vangog

Alcyon est un lieu d'apprentissage du théâtre, ouvert à tous, « sans frontière », encadré par des professionnels. Approfondir les pratiques de l’acteur, découvrir des auteurs, des formes artistiques, mettre en avant l’imagination, la sensibilité, voilà notre ambition. Que ce soit pour certains une découverte, pour d’autres une expérience de plus, il est important de considérer ce travail comme ayant une réelle dimension artistique. Il s’agit d’aller au-delà de ce que l’on se croyait capable.

lundi 1 août 2011

La Chevauchée Fantastique

2012. Le film de John Ford adapté au théâtre.


P1000728.jpg

Une recherche théâtrale sur le western paraît une véritable gageure. L’univers du western n’est-il pas extrêmement physique, fait de mouvement, de déplacements dans de grands espaces, de poursuites frénétiques, de symbiose entre l’homme et le cheval ?

Le pari que nous faisons est fondé sur l’extraordinaire intelligence du théâtre à saisir le monde selon toute une gamme possible de "transpositions". L’essentiel du western n’est pas ici dans le décor, les vastes paysages, le ranch et son corral, la grand’rue ou le saloon, mais dans leur évocation signifiante et poétique. Le scénario de La Chevauchée Fantastique de John Ford est pour nous une "conduite". Elle nous a aidés à passer du cinéma au théâtre, d'une écriture à l'autre.

P1000730.jpg

...Et rappelle-toi ceci : une bonne affaire pour la banque est une bonne affaire pour le pays. L'argent fait marcher le monde, mon ami. Un homme d'affaires ne peut gagner d'argent que s'il y en a beaucoup en circulation. Nous sommes séparés du monde dans cette ville perdue. Là où on peut faire de l'argent, c'est dans l'Est, dans les grandes villes. Ce qui est heureux pour la banque est heureux pour le pays.

GATEWOOD, Extrait de La Chevauchée Fantastique.

dimanche 1 août 2010

Les Oiseaux d'Aristophane

2010. Aristophane.


Trois Athéniens quittent leur ville accompagnés d'un esclave. Ils n'en peuvent plus des politiciens manipulateurs, menteurs, des réformateurs démagogues, des trafiquants, des oracles, des poètes de pacotille, des inspecteurs délateurs, des mouchards en tout genre... Ils cherchent un autre monde. Entre ciel et terre il y a le royaume des oiseaux. Ils vont y fonder une ville, Coucouville-les-Nués, utopie d'un monde libéré des contraintes mercantiles.

Aristophane, c'est la liberté !

Ce vieux réactionnaire, souvent de mauvaise foi, propose des textes qui, pour être respectés, doivent être irrespectueux. S'il y a 30 ans, Aristophane collait parfaitement à la pensée libertaire, aujourd'hui il dit autre chose... On le lit en pensant écologie par exemple, et pourquoi pas ?

jeudi 1 janvier 2009

Gargantua

2009, Rabelais


Alors que l'on se croit émancipé, libre de nos pensées, de notre langage, aujourd'hui la lecture de Rabelais nous fait réaliser le contraire. Nous sommes à une époque prude, prudente, normative et c'est un curé du moyen-âge qui nous l'apprend. Il nous apprend à ne pas confondre le corps et la vulgarité, la pensée et le concept publicitaire, la sensualité et la pornographie marchande. Certes Rabelais ne fait pas dans la demi-mesure. L'excès doit y être compris non comme une entreprise de séduction pour esprits graveleux, mais comme une sorte d'antidote à l'intelligence programmée, à l'hypocrisie sociale, au cynisme politique. L'humour, le comique chez Rabelais n'a rien à voir avec la dérision, la destruction, mais au contraire a pour rôle de redonner de la santé, donc de la vie. Après tout Rabelais était aussi médecin.

presse-gargantua.jpg

mardi 1 janvier 2008

Fahrenheit 451

2008, Ray Bradbury

P1050363.JPG

P1050395.JPG

P1050462.JPG

P1050529.JPG

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.

Dans une société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.



Je n'étais encore qu'un gamin quand mon grand-père est mort. Il était sculpteur. Il nous fabriquait des jouets. Il a fait un million de choses au cours de son existence. Ses mains étaient toujours occupées. Quand il est mort ce n'était pas lui que je pleurais, mais les choses qu'il ne ferait plus. J'ai pleuré parce qu'il ne les referait jamais. Souvent je me dis : quelles merveilleuses sculptures n'ont jamais vu le jour parce qu'il est mort ! Si vous souleviez mon crâne dans les circonvolutions de mon cerveau vous trouveriez l'empreinte de ses pouces.

Extrait de Fahrenheit 451


Faut-t-il brûler les livres…et les théâtres ?

J’ai longtemps cru au pouvoir des mots, de l’écriture, de la lettre, du pamphlet, du livre. J’ai cru que le mot avait un pouvoir absolu, un pouvoir de séduction, un pouvoir de conviction, que rien ne pouvait résister au style, au talent de l’auteur. Je sais, je crois savoir aujourd’hui, qu’il n’en est rien, que les mots ont surtout le pouvoir de cacher, de se substituer aux actes, de tromper. A moins qu’il ne faille réapprendre à lire.

lundi 1 janvier 2007

Agamemnon

2007, Eschyle

Agamemnon est une parabole légendaire sur la question du crime et de son châtiment. Son sujet est donc la justice. L'humanité ne connait qu'une solution, la loi du talion, l'homme juge en vengeur. Mais cette loi exécrable enclenche une chaîne sans fin de meutres. Eschyle propose la démocratie, c'est à dire la justice d'une instance indépendante, la justice de l'aréopage. Le propos est d'une actualité éclatante.

- page 2 de 5 -