Page précédente Spectacles en cours

Le spectacle imaginé

par Patrick Melior assume joyeusement sa simplicité.

Un formidable Méphistophélès incarné par une femme

(Chantal Melior)

Un grand cabaret expressionniste où l’on rit et frissonne.

Un bel appétit.

René Solis Libération,
4 mai 1999

Créé en 1999 au CDN de Besançon Faust a été repris la même année au Théâtre Granit de Belfort, puis en 2000 dans le site naturel de Consolation (Doubs) Il vient d’être recréé dans une forme plus concise à Paris en 2005. Le succès nous pousse aujourd’hui à revenir en Franche-Comté pour une nouvelle version de cette œuvre sans fin, toujours inattendue…

Calendrier

Présentation publique de trois répétitions de Faust à Besançon, au Fort de Chaudanne, les 6, 7, 8 Août 2006 à 20 h 30.

Faust à Arc-et-Senans (Doubs)

Création originale pour la Saline à l'occasion du Bicentenaire de la mort de Claude Nicolas Ledoux*. Samedi 12 août 2006 à 20 h 30.

Faust à Paris.

Reprise au Théâtre du Voyageur à Asnières sur Seine, du 20 septembre au 19 novembre 2006. Les mercredis, jeudis, vendredis, samedis

à 20 h 30 et les dimanches à 17 h.

Soirée "presse" le jeudi 5 octobre à 20 h 30.

Faust à Pontarlier et à Besançon-Chaudanne en 2007.

*Ledoux, Rousseau…et Gœthe.

Outre les dates, l’époque, ce qui lie Ledoux et Gœthe, c’est Rousseau. On connaît l’influence de Rousseau et de sa pensée sur «l’architecte-philosophe» qu’est Ledoux. Les réflexions de Ledoux sur le théâtre et la théâtralité sont directement marquées par la philosophie de Rousseau. L’écriture architecturale de Ledoux est inspirée par la nature, elle-même référence et symbolique formelle de son architecture.

Ce que l’on connaît moins, c’est l’influence de Rousseau sur un mouvement littéraire préromantique allemand : le Sturm und Drang (1770-1790). Ce mouvement compte parmi ses membres…le jeune Gœthe (cf. Werther), il oppose au rationalisme du siècle des lumières, à Voltaire, les exigences de l’imagination, de la sensibilité.

Dans le célèbre monologue de Faust, le docteur, le savant, pose les limites de sa science. La vie est un mystère plus large que tout ce que l’on peut imaginer. La connaissance, la science ne suffit pas au bonheur, à l’amour, à la vie.

On a donc bien à l’articulation entre ces deux siècles, le XVIII et le XIX, la question toujours posée de la maîtrise par l’homme de son destin. Cette même question court toujours. Notre XXI siècle, si savant, ne se la pose-t-il pas et de façon plus angoissée encore ? Le rêve de Rousseau, l’utopie de Ledoux, l’idéal de Gœthe ne sont pas de vieilles questions que l’on pourrait ignorer.

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