Ateliers et stages

La chaise de Vangog

Alcyon est un lieu d'apprentissage du théâtre, ouvert à tous, « sans frontière », encadré par des professionnels. Approfondir les pratiques de l’acteur, découvrir des auteurs, des formes artistiques, mettre en avant l’imagination, la sensibilité, voilà notre ambition. Que ce soit pour certains une découverte, pour d’autres une expérience de plus, il est important de considérer ce travail comme ayant une réelle dimension artistique. Il s’agit d’aller au-delà de ce que l’on se croyait capable.

La beauté d’un geste.

Le théâtre, c’est quoi ? Peut-on le dire ? Chaque année en début de saison on se pose un peu plus la question et on finit par croire que l’on sait y répondre…

L’acteur est celui qui s’étonne de tout, celui pour qui tout est sujet d’émerveillement. S’initier au théâtre c’est donc apprendre à s’émerveiller, à ne rien voir qui ne soit extraordinaire, même l’ordinaire, le commun. Une vie minuscule devient au théâtre question posée à l’humanité entière, interrogation ontologique.

Développer sa capacité d’émerveillement, voici l’objet de l’apprentissage de l’art théâtral. Si bien sûr les métiers du théâtre ancrent leurs actions dans un savoir, des techniques, une histoire, l’acte artistique est un événement ductile, presque hasardeux, inconscient parfois. Il s’agit moins d’appliquer mécaniquement des savoir-faire que de se préparer « au miracle », de saisir au vol une beauté qui passe, d’apprendre à voir l’invisible, de dire l’ineffable, d’être prêt à recevoir la grâce d’un moment privilégié.

Au théâtre le geste est libre lorsqu’il est créé, mais la parole est féconde lorsqu’elle éclate comme un cri d’enfant. La naïveté se mélange subtilement à l’expérience. Le corps en mouvement met en jeu une pensée vagabonde qui échappe au présupposé de l’homme assis, au confort de celui qui sait tout.

La beauté ce n’est pas à 20h30, elle ne s’enferme pas dans un théâtre, n’a pas besoin d’accessoires, elle ignore les préjugés. Voilà pourquoi l’art théâtral échappe à l’entendement de nos communicants. L’art n’est jamais où l’on croit. L’évènement est ailleurs. Il se cache. C’est un secret. Il faut le dénicher.

Vous imaginez quelle joie de trouver dans les interstices d’un être sans nom, une matière véritablement humaine, la beauté d’un geste.

PM

dimanche 29 septembre 2019

L’Amour Médecin

2019. Molière.


Mise en scène, scénographie : Patrick Melior.
Direction musicale : Nicolas Mesnier-Nature.

Molière, des farces intelligentes

Dans la série « des Médecins », Molière décline le thème de l’abus de pouvoir, la violence de l’usurpation, les faux-semblants. Bien-sûr il s’agit de farce et l’on rit mais le sens est profond, éternel, presque « faustien ». Molière dénonce ainsi les vains discours, l’apparence, la bêtise élevée au rang de science. Et si l’on n’apprend rien de nouveau, on s’étonne d’en être toujours là...

Affiche : Jung Yoon Lee

Le Médecin malgré lui

2019. Molière.


Mise en scène, scénographie : Patrick Melior.
Direction musicale : Nicolas Mesnier-Nature.

Molière, des farces intelligentes

Dans la série « des Médecins », Molière décline le thème de l’abus de pouvoir, la violence de l’usurpation, les faux-semblants. Bien-sûr il s’agit de farce et l’on rit mais le sens est profond, éternel, presque « faustien ». Molière dénonce ainsi les vains discours, l’apparence, la bêtise élevée au rang de science. Et si l’on n’apprend rien de nouveau, on s’étonne d’en être toujours là...

Affiche : Jung Yoon Lee

Le Vilain Mire

2019. Un fabliau du Moyen-Âge mis en musique par Henri Tissot.


Mise en scène, scénographie : Patrick Melior.
Direction musicale : Nicolas Mesnier-Nature.

Tissot et Le Vilain Mire

Le Vilain Mire, fabliau du XIIIe siècle, fut l’objet d’une composition musicale en 1952 par Henri Tissot (1877-1964), franc-comtois, figure de la société bisontine. Dans ce fabliau lyrique, à l’écriture recherchée, alternent commentaires musicaux et dialogues truculents.


Affiche : Jung Yoon Lee

dimanche 12 août 2018

Cyrano de Bergerac

2018. Edmond Rostand.

Cyrano est dans l’incapacité de réaliser son amour. Son courage est celui de l’impuissance, sa force est celle des mots. Une histoire d’amour donc, inaccessible mais sublimée par le verbe. Il faut bien convenir que Cyrano de Bergerac est une œuvre symptomatique. Cyrano dépasse « son complexe » par l’héroïsme, l’énergie du vaincu, la fantaisie de l’artiste. Par lui, la réalité est toujours retournée, la dialectique l’emporte autant que le mousquet, elle assomme l’adversaire et cela fait rire autant que cela peut émouvoir.

Scénographie, mise en scène : Patrick Melior.
Décors : Jean-Philippe Cléau.
Au piano : Nicolas Mesnier-Nature.
Avec : Laurent Berçot, Laurent Biichle, Jean-Pierre Bolard, Rose Gutierrez, Marie-Alice Ottmann, Michèle Lautrey, Elsa Auconie, Alexandre Giraud-Telme, Alexis Danterroches.
Lumière : Philippe Breton. Son : Guy Pothier. Confection des costumes : Michèle Lautrey.
Captation : Aurélien Melior.


Affiche : Jung Yoon Lee

mardi 10 octobre 2017

Le Grand Escroc (atelier)

Juin 2017. Herman Melville.
Au Fort de Chaudanne




Adaptation, mise en scène : Patrick MELIOR
Agencements costumes : Johanna  VUEZ
Piano : Marie-Alice OTTMANN
Décors : Jean-Philippe CLEAU, Patrick DIGNAC,
Bruno DAROS, Jean-Pierre  BOLARD
Conception lumière : Philippe BRETON
Montage sonore studio : Julien WOITTEQUAND
Régie son : Guy POTHIER.

Avec : Laurent BERÇOT. Laurent BIICHLE.
Jean-Pierre BOLARD. Bruno DAROS.
Patrick DIGNAC. Rose GUTIERREZ.
Marie-Alice OTTMANN. Claire SERRE.
Isabelle SOSOLIC. Gina TODESCHINI.
Johanna VUEZ.

Vous ne connaissez peut-être pas le Grand Escroc d’Herman Melville, mais de grands escrocs, ça, vous en connaissez. On en connait tous d’innombrables, quand on ne l’est pas soi-même. Peut-être même le sommes nous tous, pour les autres. Un moyen de survie dira-t-on.

Quel est le plus grand escroc aujourd’hui ? Avec Melville nous imaginerons que ce n’est pas un personnage unique, mais une institution, un ordre, une religion, une société de bienfaisance, un gouvernement, un programme, une place financière, un commerce, une publicité.

Il y a dans l’escroquerie quelque chose d’amusant. Au fond, on se moque plus facilement de la victime que de l’escroc, comme au 19eme siècle on se moquait du cocu. Et puis il y a tellement de formes d’escroqueries. La pire peut-être est celle de ceux qui s’escroquent eux-mêmes… Ah ! Ces illusions d’honnêteté, de bonne conscience : hypocrisie, hypocrisie, hypocrisie ! Et il faut le théâtre pour le dénoncer et s’en amuser.

Affiche : Jung Yoon Lee

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