Fahrenheit 451

2008, Ray Bradbury

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451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.

Dans une société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.



Je n'étais encore qu'un gamin quand mon grand-père est mort. Il était sculpteur. Il nous fabriquait des jouets. Il a fait un million de choses au cours de son existence. Ses mains étaient toujours occupées. Quand il est mort ce n'était pas lui que je pleurais, mais les choses qu'il ne ferait plus. J'ai pleuré parce qu'il ne les referait jamais. Souvent je me dis : quelles merveilleuses sculptures n'ont jamais vu le jour parce qu'il est mort ! Si vous souleviez mon crâne dans les circonvolutions de mon cerveau vous trouveriez l'empreinte de ses pouces.

Extrait de Fahrenheit 451


Faut-t-il brûler les livres…et les théâtres ?

J’ai longtemps cru au pouvoir des mots, de l’écriture, de la lettre, du pamphlet, du livre. J’ai cru que le mot avait un pouvoir absolu, un pouvoir de séduction, un pouvoir de conviction, que rien ne pouvait résister au style, au talent de l’auteur. Je sais, je crois savoir aujourd’hui, qu’il n’en est rien, que les mots ont surtout le pouvoir de cacher, de se substituer aux actes, de tromper. A moins qu’il ne faille réapprendre à lire.