Le Grand Escroc

Janvier 2017. Herman Melville
Au Théâtre du Voyageur





Adaptation, mise en scène : Patrick MELIOR
Avec Jean-Pierre BOLARD et Catherine CLERC
Lumières : Michel CHAUVOT

Vous ne connaissez peut-être pas le Grand Escroc d’Herman Melville, mais de grands escrocs, ça, vous en connaissez. On en connait tous d’innombrables, quand on ne l’est pas soi-même. Peut-être même le sommes nous tous, pour les autres. Un moyen de survie dira-t-on.

Quel est le plus grand escroc aujourd’hui ? Avec Melville nous imaginerons que ce n’est pas un personnage unique, mais une institution, un ordre, une religion, une société de bienfaisance, un gouvernement, un programme, une place financière, un commerce, une publicité.

Il y a dans l’escroquerie quelque chose d’amusant. Au fond, on se moque plus facilement de la victime que de l’escroc, comme au 19eme siècle on se moquait du cocu. Et puis il y a tellement de formes d’escroqueries. La pire peut-être est celle de ceux qui s’escroquent eux-mêmes… Ah ! Ces illusions d’honnêteté, de bonne conscience : hypocrisie, hypocrisie, hypocrisie ! Et il faut le théâtre pour le dénoncer et s’en amuser.

Affiche : Jung Yoon Lee